Cette phrase quelque peu provocatrice peut paraître désuète. Toutefois si l’on observe les différents quotidiens publiés en Suisse Romande, elle reprend toute sa signification et suscite en moi beaucoup d’incompréhension et de doute. En effet, depuis plusieurs années, la mode (que certains appellent transparence) veut que l’on lave son linge sale en public. Ceci a certes des avantages ; tout le monde est au fait de tout ce qu’il se passe dans notre très chère république, mais d’aucuns ne se sont jamais souciés des effets négatifs. Ils sont nombreux, pas toujours évidents à expliciter ou à argumenter, mais ils existent. Que pouvons nous faire face à ce problème ? « Pas grand-chose » me diront certains. Et bien je ne fais pas partie de cette catégorie de personnes. Je pense, en effet, que nous devons nous défendre face à cette manière de faire. Si nous savons apprendre à nos élèves à affronter le monde de demain, avec tous ses problèmes et difficultés, nous devons également être capables de nous comporter de manière digne et adéquate face aux différents médias et en particulier face à la presse écrite. Je prends pour exemple notre faîtière syndicale. Elle a, dans un premier temps, choisi l’attaque à tout prix. Après de longues palabres au sein du comité fédératif, le choix a été porté sur une attitude plus clémente et plus attentiste. Que s’est-il passé ? Nos adversaires ont décidé de nous chatouiller et de nous mettre sous pression. Dès lors notre secrétaire général est monté sur ses grands chevaux et a répondu du tac au tac aux diverses attaques, par presse interposée. Bon choix ou mauvais choix ?? Seul l’avenir pourra nous répondre. Pour terminer je voudrais simplement signaler que les réponses ou les attaques violentes et inadaptées n’ont jamais servi personne. Face à l’agressivité de certains, beaucoup de courtoisie et de d’entregent font souvent bien plus d’effet. Je ne me pose pas en donneur de leçons, mais à force de crier à tue-tête, plus personne ne nous écoute…. Pascal Knubel, Pdt AVECO |