Pourquoi la SIR, Société des Instituteurs de la Suisse romande fondée en 1864, crée-t-elle L’Educateur, publié dès janvier 1865 ?
Une histoire ininterrompue pendant 140 ans commence par cette question. La réponse n'est pas encore le PECARO, mais déjà «le rapprochement possible des esprits et des cœurs», comme disent les archives.
Si l'histoire est ininterrompue, l'Educateur n'en a pas moins subi de nombreuses modifications de présentation et d'organisation au cours des années, selon les besoins, les finances, les techniques de chaque époque, certains moments-charnières étant particulièrement notables et méritant un arrêt. Les thèmes se sont également renouvelés; la plupart d'entre eux, cependant, perdurent, mais les questions qu'ils posent se sont déplacées et s'expriment dans un langage différent; quelques-uns, peu nombreux, ont vraiment disparu, d'autres sont apparus, reflets de techniques nouvelles. Exemple de déplacement, l'évaluation, dont la forme la plus représentative était autrefois l'examen, et qui, aujourd'hui, s'effectue dans des configurations multiples selon l'objectif poursuivi.
Comparer le numéro 1 de 1865 et le dernier numéro, le 13 de 2004, c'est visualiser les profondes différences de forme en même temps que le continuum de fond sur lequel l'Educateur s'est construit; c'est aussi constater que la profession, à travers son organe de presse, est toujours bien vivante en Suisse romande.
Une dernière comparaison, un regard porté au-delà de la frontière, permet de situer toute cette histoire dans un contexte plus large et de constater que les idées voyagent et que notre petit coin de Romandie n'est pas si différent de ses grands voisins.
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