Soutien aux collègues moldaves

Au cours des derniers mois, la Fédération des syndicats de l'Éducation et des Sciences de Moldavie (ESTUFM), organisation membre du Comité Syndical européen de l'Education (CSEE) en Moldavie, s’est battue sans relâche pour une augmentation des salaires du personnel du secteur de l’éducation dans le pays.
 
ESTUFM a informé le CSEE que la situation actuelle n’était plus acceptable pour le personnel de l’éducation dans le pays. Le salaire minimum en Moldavie est de 1863 Lei (MDL) (86,50 EUR). Le salaire du personnel enseignant et non enseignant s’élève à 1000 Lei (MDL) (46,50 EUR) en Moldavie. Le rapport entre le salaire moyen dans le secteur de l’éducation et le salaire moyen dans l’économie nationale est de 79.6%, tandis que le salaire d’enseignant officiel constitue seulement 57% du salaire moyen dans l’économie nationale.
 
À la suite des sollicitations de soutien de ESTUFM, le CESE s’est adressé au gouvernement moldave, lui rappelant sa responsabilité et lui demandant de prendre en compte les demandes répétées du syndicat. En retour, le gouvernement a convié les partenaires sociaux de l’éducation Moldave à la table des négociations dans le but, supposément, de donner l’apparence de se conformer, entre autres, à L’Accord d’association entre la Moldavie et l’Union Européenne qui l’engage à, inter alia, “[…] intensifier le dialogue et la coopération en vue de promouvoir le programme pour un travail décent de l'Organisation internationale du travail (OIT), la politique en matière d'emploi, la santé et la sécurité au travail, le dialogue social, la protection sociale, l'inclusion sociale, l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations, ainsi que les droits sociaux, et elles contribuent ainsi à la promotion d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité, à la réduction de la pauvreté, au renforcement de la cohésion sociale, au développement durable et à l'amélioration de la qualité de la vie […]” en offrant une hausse dérisoire du salaire du personnel du secteur de l’éducation s’élevant à seulement 100 Lei (MDL) (4,8 EUR).
 
Cette situation aggrave davantage encore le problème du faible attrait de la profession d’enseignant menant à la fuite des cerveaux de jeunes qualifié(e)s dans le secteur de l’éducation – un défi épineux auquel est confronté le secteur de l’éducation moldave.
 
Le CSEE continue à soutenir son organisation membre en faisant pression sur les autorités moldaves pour trouver une solution constructive et bénéfique à la fois au personnel de l’éducation et aux étudiants dans le pays.
 
Comme d'autres syndicats européens, le SER s'est joint au CSEE en adressant un courrier aux autorités moldaves leur demandant :
  • Le lancement de négociations significatives et détaillées avec les partenaires sociaux du secteur de l’éducation
  •  L’alignement du salaire des chercheurs scientifiques et autre personnel non enseignant – à tous les niveaux de l’enseignement – au salaire minimum national
  • L’augmentation des salaires des enseignants scolaires et universitaires de 50%.