La HEP-BEJUNE améliore-t-elle ses comptes en se sucrant sur le dos des étudiants ?

La HEP-BEJUNE améliore-t-elle ses comptes en se sucrant sur le dos des étudiants ? Rémy Meury, député au Parlement jurassien et Secértaire syndical du SEJ, a déposé cette question écrite. Elle concerne la formation par l’emploi en 3e année de formation à la Haute école pédagogique, qui a été mise sur pied pour pallier à la pénurie d’enseignants de niveau primaire dans les trois cantons. Elle permet à des étudiants, qui bénéficient déjà de deux années de formation à la HEP, d’effectuer des remplacements rémunérés, plutôt que des stages non payés. Il est admis que les salaires perçus sont versés dans un pot commun, puis répartis entre tous les étudiants.

Une nouvelle mesure du budget 2018 prévoit une retenue de 15% sur les salaires pour financer les frais administratifs d’organisation à charge de la HEP, d'où la question posée par Rémy Meury. En apprenant que les remplacements ont rapporté en 2016 800'000 francs au pot commun, le député constate que leur gestion atteint un montant de 120'000 francs. Tout en sachant qu’avec l’organisation de remplacements, celle de stages n’est plus nécessaire. Ce montant semble donc démésuré. Rémy Meury interpelle donc le Gouvernement jurassien pour savoir ce qu'il en pense. Au passage, il invite l'exécutif à envisager la possibilité de donner plus de pouvoirs à la CIC. Pour l'heure, cette dernière ne fait que prendre connaissance du budget, avec le seul droit de poser des questions.